"Bip... bip..." : et merde ! déjà ? je dois déjà me lever. Il est 7h. Je suis trop stressée que j'ai préféré mettre mon réveil super tôt pour éviter d'arriver en
retard alla stazione récupérer la famiglia. Mais là, tout d'un coup, je me dis que j'aurai bien dormi encore une dizaine d'heures pour compléter mes quasi 9h de sommeil de plomb.. Et puis, je
suis plus habituée à me lever aussi tôt moi !!
Bref, une bonne douche pour se réveiller, un petit déj entre deux coups de mascara - le premier pour pas faire d'hypoglycémie, les seconds pour avoir l'air d'avoir les yeux ouverts...
Heureusement il fait beau donc les lunettes de starlette cacheront tout ça. C'est bien pour ça l'Italie : tu peux mettre tes lunettes quasiment dans n'importe quelle situation, on te pense
'fashion' alors que tu es juste 'pas présentable car défoncé' :-)
Et zouh ! direction la gare. 25 minutes de bonne marche pour aller là-bas. Je me serai jamais doutée qu'il y eu autant de monde dans les rues de Padova à 8h15, un dimanche matin...
J'arrive et me renseigne sur la disposition du train. Ils seront en fin de train. Euh... sérieux je pensais pas à ce point "en fin" !! Limite y avait plus de quai !! lol !
"Bonjour !! ça va ?" Mauvaise question vu qu'ils ont été secoués de façon assez barbare durant près de 12h. Les valises tombaient, des accoups sans cesse. Et bien comme ça ils auront un peu
compris pourquoi j'ai pas forcément la patate quand je remonte de Padova. Lol !
Direction le bus. On monte dedans et c'est un peu la galère : le bus est blindé ! Et oui, ce dimanche avait lieu le mythique marathon de Saint Antoine. Conséquences ? beaucoup d'animations pour
un dimanche (c'est vraiment sympa) ; des itinéraires de bus déviés (ça devient moins cool). Les parents supportent mal les commères de derrière qui parlent super fort. Va falloir s'y faire les
gars ! lol. Moi, en attendant que le chauffeur se décide à partir, je me retrouve dans une conversation avec une dame du bus (que je reverrai d'ailleurs 20 minutes plus tard)
Arrivés sur Prato della Valle, tout le monde descend. En route pour trouver l'auberge. Ok, c'est bon, je ne me suis pas trompée de route. Par contre, je n'avais pas du tout prévu que le marathon
passerait pas la rue de l'auberge. Alors imaginez-vous un groupe de quatre personnes, à contre sens d'une course, et chargées de valises et autres sacs !! C'était vraiment drôle. En fait, c'était
nous l'animation !! Pour notre défense, je dirai que les coureurs nous ont également bien fait rire ; entre la nana qui courrait en parlant au téléphone portable, la nonne qui 'marathonait' en
robe de burre, celui qui marchait plus qu'il ne courrait, ecc.
Après avoir déposé les affaires, on file chez moi pour un petit déj (encore !) en terrasse bien mérité pour tout le monde. Derrière moi, j'entends des gémissements en français : "c'est encore
loin ?" Ha! ha! ha! Bref, tout le monde est bien content d'avoir un choix de roi. Visite de l'appart. Mes parents sont pris de vertige sur ma terrasse. Quelques heures plus tard, déjeuner sur la
terrasse toujours avant que les anciens aillent se reposer dans leur chambre d'hôtel. Zébu reste avec moi.
Je pensais que le rythme serait beaucoup plus cool, mais non !! Après-midi bricolage, perchées sur des chaises pour essayer de comprendre pourquoi mon volet ne veut plus se relever depuis hier
soir. Et c'est parti, on pousse, on tire, on soulève, on baisse, Lolo se coupe un bout de doigt, elle va se soigner dans la salle de bain, casse un after shave en verre dans le bidet, ecc.
Après avoir décidé de laisser le volet en position ouvert et sans possibilité de le fermer, on s'accorde une pause goinfrage de chips :-)
Mmh, dodo !! et ben non... On est parties récupérer mon vélo que j'avais lâchement abandonné Via XX settembre mercredi soir dernier, parce que ma selle foutait sans cesse le camp. J'ai retrouvé
mon vélo, ma selle (par terre) et on est reparties jusqu'à chez moi pour essayer de le mettre apposto. Quelques minutes et essais plus tard, l'ensemble semble tenir et nous voilà donc en
possession de deux vélos (le mien et celui que Lollo m'a prêté). Alors direction le centre ville pour un petit tour des zones des piazze, des universités, Sant'Antonio, ecc.
Et... merde !! il va être 17h. On repose les vélos chez moi, et on rejoint les parents. Visite de la basilique de Sant'Antonio. Chouette, la salle des reliques est ouverte. Totalement barrées
avec ma soeur quand on commence à raconter des trucs plus déplacés les uns que les autres dans l'enceinte du lieu saint où se tenait une messe. Bref. On a regardé comme tout le monde l'appareil
vocal de Saint Antoine, sa langue séchée ainsi que sa machoire inférieure... que dire à part qu'il n'a pas les dents très propres ? Ah oui ! la légende de la langue. Personnellement je préfère la
version officieuse. Je vous laisse choisir. La légende dit que si la langue de Saint Antoine est toujours là et s'est conservé, c'est parce que le Saint disait la vérité... Mouais. L'autre
version dit que le Saint parlait tellement (pour ne rien dire) qu'il n'avait plus de salive. Ca a donné une langue séchée !! (merci L.)
On continue par un petit tour vers le Bò et les piazze, puis on redescend sur Prato par la Via Roma (depuis que j'avais investi dans un vélo, je n'avais jamais autant remarché à
Padoue..)
Bon on se retrouve après une bonne douche bien méritée, et direction le resto.
ENFIN ASSIS !!!!
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